Agora « Nuit Debout », au Gabut à La Rochelle

Présents : Alice, Erwan, Suzanne, Mathis, M élissa, Julien, Adèle, thibault, Michel, Cédric, Elodie, Anthony, Gérard, Thérèse, Anthony, Guigui, Coralie..
Cédric Thévenon étant malade, Coralie anime l’atelier.
Rédacteurs : Cédric Arlabosse ((groupe 2) et Coralie (groupe1)

  1. Présentation de l’atelier et tour de parole
    Définition d’un atelier constituant : c’est un atelier relatif à la Constitution de la Vème république de la France. Qu’est ce que la Constitution ? C’est un outil majeur qui définit les conditions de la gouvernance et de la gestion d’une nation. Ce sont les règles qui s’imposent à ceux qui ont en charge le bon fonctionnement des affaires du pays : les gouvernants, la justice, la police, l’armée… tout ce monde obéit à la constitution. Les ateliers constituants sont donc des exercices pratiques pour nous entraîner à écrire cette constitution de manière réellement démocratique, ensemble.
    Coralie propose la méthode des petits groupes car elle permet à chacun de pouvoir vraiment participer à l’élaboration d’un article, à une réflexion sur un sujet donné. Un seul groupe mérite une place plus importante au débat et souvent aucun article n’est écrit. Après un tour de parole pour se présenter et discuter, on décide de faire plusieurs petits groupes.
  2. Enumération des sujets sur lesquels on souhaite faire l’atelier ◦ L’indépendance de la Justice
    ◦ Le droit des Animaux – 4 pers
    ◦ Le domaine d’application de la constitution


◦ Création et souveraineté monétaire

J’ai laissé mes notes sur le tableau de l’agora… si quelqu’un les a récupérées… merci d’avance.
Participants : Elodie, Guigui, Suzanne, Coralie

1. Interdiction de la maltraitance 2. Responsabilité
3. Elevage, abattage

Participants : Alice L, Antony, Anthony, Cedric A, Gérard D et Thérèse B.

Pour cet atelier, nous avons pris le cas concret de la méthode de coopération vécue au sein du collectif « Nuit Debout ».

L’apprentissage de la coopération (cas concret

: l’organisation à Nuit Debout LR) – 6 pers

SUJET

1 : Le droit des Animaux

SUJET

2 : Apprentissage de la coopération

Des constats d’indignations aux pistes d’évolution, les contenus des discussions sont décrits ci- dessous :

Circulation de l’information :

La carte du monde affichée est déchirée : un participant trouve que c’est un manque de respect pour le bien commun, et ne se reconnaît pas dans la manière dont les choses tournent.
En fin d’atelier, nous apprendrons que ce sont le vent et les infiltrations d’eau qui ont provoqué ces dégâts : par manque d’information, des suppositions naissent, et l’incompréhension et le jugement apparaissent : il faut soigner la circulation de l’information.

Prises de décisions collectives:

Frustration exprimée quant au choix des actions faites. L’idée d’un blocage du pont de l’île de Ré a été proposée en AG mais n’a pas été retenue. Selon le proposant, les priorités sont de faire des actions, et pas de monter des palettes.
On constate que les 2 axes sont complémentaires, et pourraient avoir lieu de front, mais il faudrait pour cela être plus nombreux : le manque des monde incite à ce que tout le monde participe au chantier retenu, ne permettant pas à chacun d’aller là où il le préfère.

D’autre part, le proposant d’une action devrait pouvoir expliquer aux autres la motivation de l’action, et accepter les contradictions qui lui seront apportées pour pouvoir y trouver ensemble des solutions, au lieu de les prendre pour des sources de conflit.
Enfin, la garantie de l’éthique et de l’image du collectif imposent de faire des choix qui ne peuvent pas toujours répondre à toutes les envies : chacun est libre de faire l’action qu’il veut à titre individuel, mais l’engagement de l’image et de la responsabilité d’un collectif imposent une concertation et une méthode de prise de décision collective. Dans tous les cas, il est important d’expliquer au proposant les raisons du refus de l’action qu’il a proposée.

Cadre ou non cadre ?

Si chacun fait ce qu’il veut, c’est de l’individualisme, et il n’y a plus besoin de constitution.
Mais s’il y a constitution (par besoin d’un cadre), celle-ci doit « s’imposer » à tout le monde.
Pour cela, il faut que les personnes qui devront respecter ce cadre soient écoutées lors de l’élaboration du cadre. De plus, celui-ci se doit d’être évolutif, afin de pouvoir s’adapter à la réalité et aux retours d’expérience du terrain.
L’exemple est donné des sports collectifs ou jeux de société : c’est grâce aux règles qu’on peut jouer ensemble sans se taper dessus ni se faire mal.

Communication :

En cours d’atelier, on vient nous dire qu’à côté certains travaillent, pendant que d’autres ne font rien : A la question « pourquoi vous ne leur dites pas à eux », réponse est faite qu’ils risquent de mal le prendre. On touche là un point important dans un projet collectif : « comment pouvoir tout se dire sans risquer le conflit issu des susceptibilités ? »

Le rapport à l’alcool est évoqué, car celui-ci ne facilite pas toujours la bonne écoute ni les bonnes réactions.
La communication bienveillante est aussi citée, avec quelques règles simples, qui pourraient écrites sur une charte relationnelle et comportementale, afin que chacun puisse consulter les règles du jeu.

Comment s’entendre quand on s’écoute ?

Lors des discussions en cercle, on a souvent du mal à entendre ou à exprimer nos sentiments ou pensées. Des gestes ont été proposés, mais ils varient en fonction des collectifs. Il est proposé de

prendre la langue des signes officielle comme référence commune à toutes nos assemblées publiques. Des pratiquants de la langue des signes sont donc recherchés pour réfléchir à cette possibilité, et amener les 1ers gestes utiles (d’accord, pas d’accord, silence svp, déjà dit, hors sujet, abrège, etc.)

Comment soigner l’image du collectif ?

– Questionnement sur le bien-fondé de bloquer les axes de circulation : des étudiants sont arrivés en retard à leur examen et doivent refaire une année complète. Besoin de consulter les compte- rendus de réunions et l’expérience de terrain pour comprendre comment a été décidée cette action. Attention également aux autres structures qui pourraient se servir de « Nuit Debout » comme bouc émissaire d’éventuels débordements.

– Nuit Debout peut paraître « violent » ou « agressif » à certaines personnes de l’extérieur : les médias font circuler des images pour semer de la peur, et les gens ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas : besoin de prendre conscience du regard extérieur et de faire preuve de pédagogie pour faire découvrir l’objectif de « Nuit Debout », de tenir le lieu propre, et de corriger en interne les éventuels débordements des participants qui feraient naître une mauvaise image du collectif.

Article de constitution :

-Par manque de méthode et de temps, nous n’avons pas réussi à extraire un article de constitution à partir de cette réflexion : nous laissons donc cette matière comme base pour continuer cette réflexion en vue de l’évolution de la démocratie interne du collectif « Nuit Debout », et pour l’écriture d’un futur article de constitution.

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