NUIT DEBOUT  MARDI 10 MAI : l’école rêvée

« Si quelqu’un rêve seul, ce n’est qu’un rêve. Si plusieurs personnes rêvent ensemble, c’est le début d’une réalité » aurait dit l’architecte Viennois Hundertwasser.

Et l’architecte dit encore : « Ce dont nous avons besoin, ce sont des obstacles de beauté;ceux ci se composent d’irrégularités non maîtrisées.Et ces irrégularités non maîtrisées consistent soit en végétation spontanée, soit en créativité individuelle ».

Présentation du groupe et du projet école rêvée.

Mme X. a réalisé un plan de l’école rêvée et nous parle de son enfance dans un « quartier populaire » de la région parisienne, de ses enfants aussi et de son expérience des relations parent-professeur. L’école rêvée dessinée est un espace rond très lumineux ( une coupole transparente au centre) ; les tables des enfants sont en rond autour de la coupole. Les fenêtres et les baies,   partout, donnent sur des coins de verdure, de diverses formes pour éviter la monotonie ou l’enfermement dans une forme conventionnelle. Le lieu permet la circulation. « La forme ronde rassure » , nous dit-elle. Cette dame est aussi préoccupée par les collèges, qui pêchent par leur gigantisme et leurs architectures bétonnées et rigides : «  on a tendance à innover dans les écoles maternelles et primaires et bien peu en secondaire ». Un professeur s’accorde avec « la parente d’élève » sur le gigantisme des collèges : « il faudrait de petits établissements » ; « mais lorsque j’étais professeur, malgré l’établissement Pailleron dans lequel je travaillais, nous avions innové : crée une agora, peint des fresques ; dans l’éducation nationale, il y a aussi beaucoup d’initiatives , de créations ».

Les échanges portent également sur la nourriture industrielle donnée aux enfants , « un scandale, quand l’approvisionnement local permet de nourrir sainement les jeunes ».

Un petit garçon se promène sur la bâche de l’école rêvée et positionne des images dans les cercles.

Mr X. estime qu’il est souhaitable de «  brasser les classe d’age et  de permettre les rencontres transgénérationnelles ». l’architecture de l’école rêvée fait penser à la conception de l’école Barthélémy Profit, avec sa circulation, ses rondeurs, des ateliers dédiés.

Un monsieur en sueur, de retour de sa course, évoque l’organisation de l’enseignement en Hollande : plusieurs professeurs,  chaque enfant choisit sa méthode ; les relations entre adultes et jeunes sont « égalitaires ».

Un autre participant demande :  « votre proposition est -elle juste architecturale ? »

Nous répondons que non, pas seulement du moins : nous réfléchissons à l’éducation,à  la pédagogie , au développement de l’enfant , aux relations enfants- adultes. Le groupe de réflexion visionne des films, rencontre des enseignants ou des groupes de réflexion ( exemple : le groupe projet d’école Freinet sur Rochefort), s’informe sur les diverses pédagogies -sans en privilégier une seule -, propose aux enfants et adultes de rêver l’école à partir de la bâche dessinée et des images.

Une discussion entre trois personnes – une personne du groupe école rêvée, une institutrice , une mère de famille porte sur des expériences de médiation par les pairs , de formations à la non violence. Le lieu de l’éducation est pensé comme lieu de respect ( les adultes donnant l’exemple), de reconnaissance des émotions,  « de message clair ». Nous parlons d’ un lieu « dans la nature, comme base d’apprentissage, comme ancrage », un lieu où vivent des animaux,  dans une dynamique intergénérationnelle. L’enseignante aborde les difficultés  éventuelles de heurts entre les valeurs transmises à l’école et les valeurs familiales.Il est donc important d’associer les parents, de créer des lieux de dialogue, d’apprentissage destiné aux adultes. Le lieu est un lieu dédié aux enfants mais il permet le passage permanent vers la société, comme lieu ressource de bien des savoirs.

On nous parle de l’éducation authentique : Lepri voir Blog.

 

 

 

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